¤ Joli Gingembre ¤ Non mais regardez moi cette pétasse !

Itinéraire d'une Fille (vaguement) Superficielle...

lundi 2 novembre 2009

Brillante idée ("it means... brillant idea ?" me demande mon perspicace colocataire lisant par dessus mon épaule)

London rocks baby ! C'est grand. C'est beau. C'est hyper-actif. C'est tolérant. C'est dix villes en une. C'est chaleureux. C'est cute. C'est smart. C'est cher. C'est plein de beaux mecs et de belles boutiques. C'est un peu la ville idéale. Parce que HALTE AUX CLICHES, Londres c'est plus de soleil de de pluie. En fait.
Paris c'est beau. C'est beau. C'est beau. Mais c'est une beauté froide. On se sent rarement en osmose avec Paris. On l'admire. Mais elle ne nous jette pas même un regard, elle. La pute.

Donc TOUT VA POUR LE MIEUX DANS LE MEILLEUR DES MONDES. A mon compte en banque près. Hum. J'ai rencontré des gens géniaux par dizaines. Et je tombe amoureuse d'une nouvelle rue tous les jours. J'avais lu quelque par une citation, avant de m'expatrier, quelque chose comme " Qui est las de Londres est las de la vie.". Et non de dieu je crois bien que c'est vrai. Londres est à l'image du cosmopolitisme ahurissant de ses habitants.
Je suis donc en coloc avec un australien et une écossaise dans un appart des plus lovely. Je ne comprends résolument l'accent et le débit écossais. Quant à l'australien, c'est un très bon coup.

Je me plais ici. Je me sens chez moi depuis le premier jour. Je pense que tout le monde se sent chez soi dans cette ville. Il peut difficilement en être autrement. Donc, J'y suis, je reste et je resterais. Jusqu'à ce que mort s'en suive. La musique est partout. Les gens sont aussi bien lookés que tolérants. Aussi intéressants que disjonctés. Aussi posh que punk. J'aime.

Au rayon des réjouissances, je couche donc avec mon colocataire australien. C'est fun. C'est sans prise de tête. MAIS. Petit'un : coucher avec son coloc n'est-ce pas enfreindre la règle number 1 de la colocation ? Je crois bien que si. Petit deux : Où commence la relation ? Où finit le plan cul ? Que sommes nous ? (Qui suis-je? Ou vais-je? Dans quelle étagère ?)

Coucher ensemble. Se faire des restaus. Des expos. Des soirées DVD. Mais rester colocs avant tout. Je peu sortir jusqu'à 9 h du mat, il n'admettra jamais qu'il aurait bien aimé savoir où j'étais. Il en va bien sûr de même pour moi. A moins que notre relation soit just about sex ? Probably. Je n'en sais rien finalement. Et oui, je parle fran-glais et je vous emmerde tous. Un à un.

L'anglais. C'est cool. Parce que lorsque je suis arrivée, j'étais une quiche fantastique. J'étais "sweet" parce que je ne savais pas vanner dans la langue de Shakespeare et que je souriais quand je ne comprenais pas le sujet de la conversation. Désormais mon french myself est de la partie. Les gens ne comprennent plus vraiment à qui ils ont à faire. Et d'où débarque cette petit française chieuse et sarcastique. J'ai pris de l'assurance avec la langue. On me complimente. J'ai eu droit à mon premier "J'aimerai bien être bilingue moi aussi." Bien que je ne le sois pas vraiment du tout, soyons clairs. J'ai bouffé du "Don't be so french!" à la pelle. Je me suis faite invitée par un londonien millionnaire proprio d'un hôtel particulier à Regents park pour une régate à St Tropez sur un bateau plein de chambres et d'écrans plats. Il s'est avéré être un gros blaireau superficiel. Et me suis tapée un Hugh Grant en mieux me permettant de me réveiller sur Portobello road. Il s'est avéré être un gros blaireau superficiel. Depuis j'ai laché la hype londonienne pour les gens fous et décadents. J'ai commencé à éplucher la nightlife. A grand renfort de clubs de membres. Mais je leur préfère mille fois les petits bars indie/arty de l'est. J'ai mangé des tonnes de falafels à Brick Lane. Et bu des margaritas à Shoreditch. J'ai siesté dans Hyde Park. J'ai picolé dans Hyde Park. J'ai apprivoisé les écureuils d'Hyde Park et y ait chassé les grosses oies. J'aime Hyde Park.

Bref, ce post est un ramassis de merde spontanéité. Vous m'en excuserez. Peut-être. Qui sait ? Le mot de la fin ? NON, je n'aime pas les cupcakes.

C'est ça, être une rebelle.




Posté par Joli Gingembre à 21:20:00 - Armoire à BlaBla - 3 Cris d'Extase - Rétroliens [0]


mercredi 26 août 2009

It's a mixed up muddled up shook up world

Les temps changent, jeunes loukoums.

Alors qu'il y a quelques mois j'écumais les lieux de débauche nocturne parisienne à grand renfort de champagne, stilettos et barbus célèbres et toxicomanes, voilà que je suis devenue un être sain, frais, bronzé, à l'ongle et l'œil nu. Vous pouvez d'ailleurs régulièrement me croiser en jupette sur ma bicyclette, le cheveu aux vents, sobre, poussant parfois même le vice à porter un chapeau de paille. Une cuite en six mois. Je trouve que ça impose le respect.
Parrallèlement à ceci (que d'autres nomment ENNUI), j'ai cessé de dilapider la fortune familiale en vodka-get-sans-perrier-s'il-vous-plaît pour travailler. Mais comme je suis un être superficiel, déraisonnable et foutu, ça ne m'a pas empêché de dilapider l'argent fraîchement aquis entre Apple, Rayban, Sony, Topshop et Velvetine. C'est moche, d'être né à la fin des années 80.
Déjà parce que la musique était pourrie. La recrudescence des 80's représente d'ailleurs un sacré mystère pour moi. Les gens étaient laids et mal coiffés, même Bowie sortait de la daube. Mais aimons, c'est hype.
Alors, armée de mon iPod et de ma bicyclette, Lemmy dans le panier, je mène ma révolution. Je vis dans les années 60. Je me saoule aux Beatles, à Dylan, aux Who et aux Kinks. Et quel kif. Et puis, quitte à faire les choses à fond, autant fuir Paris. Puisque Paris et la musique, c'est un peu comme Tokyo et le camembert fermier.

London town, here I come !

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J-13 avant Eurostar et blog tout neuf qui repart :)

Posté par Joli Gingembre à 17:50:00 - Armoire à BlaBla - 4 Cris d'Extase - Rétroliens [0]
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